Camille Dumond

Vit et travaille à Genève et en Normandie

Exposition à Saint-Flour

Camille Dumond est une artiste interdisciplinaire dont la pratique prend la forme d’installations, de films et de projets éditoriaux. Ses films investissent des stratégies narratives autour des questions de transposition, de traduction, souvent autour du motif du huis-clos. Circulant d’un genre à l’autre, ils montrent des groupes d’individus qui participent à un processus de re-narration ou de torsion de la réalité. Sa pratique se déploie également sous la forme de sculptures et d’installations qui proposent des prolongements spéculatifs et formels à partir des récits initiés dans ses films.

Saint-Flour

La ville de Saint-Flour doit son nom à Florus, venu évangéliser la Haute-Auvergne au Ve siècle. Bâtie sur l’éperon basaltique gravi par Florus, la ville se développe autour de l’an mille à la suite de la donation des terres d’Indiciac à l’abbaye de Sauxillanges, fille de Cluny. Place forte du royaume de France, elle est protégée par une enceinte de remparts crénelés. Or, il n’y a pas de la place pour tous à l’intérieur de l’enceinte. Et les rives de l’Ander, au pied de l’éperon, offrent un accès à l’eau courante en même temps qu’une proximité avec la route commerciale. Les faubourgs de la Thuile, de la Côte, du Pont ou encore de la Bastide étendent la ville hors des remparts. Un pont fortifié, datant vraisemblablement du XIe siècle, aujourd’hui appelé Pont Vieux, permet de franchir la rivière de l’Ander. Malgré les malheurs auxquels les faubourgs doivent faire face (épidémies, attaques, pillages etc.), l’activité économique y est intense : tannerie, coutellerie, mouture du grain ou encore foulage du drap. Après la pacification de la France, et jusqu’à l’essor industriel du XIXe siècle, les faubourgs ne font qu’accroître. En 1847 le Pont Vieux est redoublé du Pont Neuf, et en 1886 la gare s’installe en ville basse. Entre ville haute et ville basse, Saint-Flour vit au rythme de ses nombreux faubourgs.

Pour Chemin d’Art

A l’occasion de la Biennale, elle installera ses œuvres à Saint-Flour :

  • Deux sculptures installées en miroir, l’une en ville haute (remparts), l’autre en ville basse (l’Ander). Elle souhaite symboliser par ces dernières un portail entre ville haute et ville basse, la jonction entre deux entités distinctes.

 

  • Cette notion de réunion, elle l’aborde également avec la classe de 4ème du Collège de La Vigière de Saint-Flour. Elle a rencontré ces derniers en juin pour produire un court métrage participatif, portant sur la thématique de la fête. Dans ce film réalisé avec les élèves, intitulé « Fête du Milieu », ils réfléchissent ensemble à la manière d’organiser une grande fête fictive qui réunirait ville haute et ville basse de Saint-Flour. Une occasion pour les jeunes collégiens de se projeter sur la notion de rassemblement festif, à l’heure où la vie culturelle reprend vie.