Lidia Lelong

Vit et travaille à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne)

Exposition à Val d’Arcomie

Lidia Lelong a pratiqué plusieurs techniques, notamment la céramique, avant de se consacrer à la sculpture et aux installations, en recourant essentiellement au bois. Lors de ses nombreux voyages à travers le monde, elle a collecté un catalogue de formes, souvent empruntées à l’environnement urbain et à l’architecture, lesquelles ressurgissent dans ses travaux, transposées dans des matériaux autres que ceux du modèle initial. Dans ce processus de réappropriation, les éléments, modifiés, simplifiés, transplantés, regroupés perdent leur valeur d’usage pour s’adapter à leur nouvel environnement. Ce dépaysement altère leur rapport sensible avec le spectateur qui se trouve autorisé à circuler d’une autre façon autour d’elles.

Val d’Arcomie

Faverolles, la dominante

Au sein de la nouvelle commune de Val
d’Arcomie, Faverolles occupe une position dominante. Ses limites naturelles sont formées par les Gorges abruptes de la Truyère et ses deux affluents, le ruisseau d’Arcomie et la rivière du Bès, venant tous deux rejoindre les eaux de la Truyère, devenue lac du Barrage de Grandval depuis 1960. L’occupation humaine y est certainement très ancienne, puisque Faverolles voyait déjà passer la voie Gallo-romaine menant de Toulouse à Clermont. Venant de l’Aubrac, elle passait par Chaudes-Aigues, Mallet, Faverolles et franchissait la Truyère au pont de l’Echelle, en aval de Garabit. Au Xe siècle, Faverolles, comme toutes les terres s’étendant de la Truyère à la Margeride appartenait
au Comte du Gévaudan. En 971, il est d’ailleurs fait mention de l’église, qui fut donnée par le comte
comme vicairie perpétuelle au chapitre Saint-Julien de Brioude. L’église actuelle est pour l’essentiel
une reconstruction moderne. Certains réemplois de modillons sont aujourd’hui visibles sous le toit
de la première maison à l’ouest de l’église, en contrebas. Avec ses 32 km2, l’ancienne commune de Faverolles laisse la part belle à la nature, et à une biodiversité riche, notamment dans ses espaces boisés, dans les pentes des gorges de la Truyère, mais également par la présence du lac de Garabit- Grandval. Toutes ses ressources sont aujourd’hui l’écrin d’activités de loisirs, comme les activités nautiques, la pêche ou encore la chasse.